Débat#1 • Des participants venus nombreux au premier débat

Débat#1 • Des participants venus nombreux au premier débat

Pour Oser le Débat, la première soirée de la saison des débats avait valeur de test. Quelle réception l’initiative lancée le 12 janvier dernier allait-elle avoir auprès des Belfortains ? Sur une question relativement technique, l’amphithéâtre de la CCI a fait quasiment salle pleine avec des participants venus nombreux et de tous horizons.

A la tribune, Florence RIGOLLET, Jean-Michel PERCHE et Alain LETAILLEUR ont présenté succinctement les enjeux clé, en lien avec leurs activités respectives.

Dans la salle, professionnels du bâtiment et de l’immobilier, citoyens, responsables institutionnels, investisseurs privés, ont été nombreux à prendre la parole, interrogeant les personnes qualifiées sur les aspects et contraintes liées à la production de logement dans l’agglomération belfortaine. Plusieurs questions sont revenues de manière récurrente durant les échanges : la vacance des logements dans le privé, l’insuffisante attractivité de la ville, les contraintes règlementaires, la construction de logements à basse consommation d’énergie, la réhabilitation de l’ancien...

A l’issue de cette première soirée, un pot convivial a permis aux participants d’échanger de manière informelle et de prolonger la soirée dans le hall de la CCI.
L’essentiel du débat sera retranscrit prochainement sur le site et la vidéo de la soirée sera bientôt disponible pour permettre à chacun de prendre connaissance du contenu des échanges.

Retrouvez l’ensemble des photos du débat en cliquant sur ce lien (http://www.flickr.com/photos/92688863@N02/sets/72157632660587291/)

Vos commentaires (4)

  • Marianne
    Le 16 avril 2013 à 09:11

    Ce qui ressort du débat sur le logement hier auquel j’ai assisté, c’est surtout la question de la vacances dans le privé.
    Faut-il que la collectivité aide les propriétaires privés à réhabiliter leur logement afin de favoriser leur mise sur le marché à nouveau ? Il serait amoral que la collectivité aide des propriétaires aisés ; en revanche, aider les petits propriétaires qui n’ont pas les moyens de rénover seuls leur logement, pourrait s’examiner avec attention.
    Tous ces logements inoccupés sont anciens, souvent de petites surfaces. Or, on a besoin de petits logements pour les personnes âgées, pour les familles monoparentales...
    Ce qui est frappant aussi à l’écoute des interventions, ce sont les faibles marges de manoeuvre pour innover. Les PLU sont contraignants, les règles et normes écrasantes, les banquiers frileux (que ce soit avec les clients acheteurs ou les promoteurs ou architectes eux-mêmes).

    Que peuvent faire les élus ? Il serait nécessaire de recommencer à faire rêver les gens. Un nouveau modèle de vivre ensemble, plus social, plus coopératif, plus écolo ça va de soi. Il faut réinventer la ville de Belfort de demain et donner envie aux belfortains d’y construire un projet de vie conforme aux nouvelles exigences du 21ème siècle.
    Bref, oser la ville nouvelle.

  • Julien D
    Le 16 avril 2013 à 09:12

    Il me semble que la question du coût global du logement a été balayée d’un revers de main.

    Nous avons eu droit aux poncifs habituels sur l’immobilier : louer c’est jeter de l’argent par les fenêtres..., acheter c’est un moyen de capitaliser pour sa retraite...., c’est un bon support patrimonial.... Ce constat est vrai pour les 15 dernières années mais il est temps (jamais trop tard plutôt) de faire un peu de prospective.

    Depuis 1998 les prix à l’achat des logements ont augmenté dans une fourchette de, allant selon les régions, + 70 % jusqu’à 140 % dans l’ancien au niveau national.
    Cette évolution a été largement permise par un engouement des acheteurs dans une perspective de plus-values, aidés par les banques, solvabilisant les ménages les plus fragile en permettant d’emprunter jusqu’à 110 % du financement de l’acquisition et grâces aux divers incitatifs fiscaux (déduction des intérêt d’emprunt, scellier, PTZ, PTZ + etc...).

    Pour illustrer voici le travail de J.Friggit :
    http://imageshack.us/photo/my-images/809/f24s.jpg/
    On remarquera que tout ceux qui ont acheté en 2007, ont acheté au point haut. Le risque est, avec l’amplification de la crise, que des ménages vont connaître des épisodes de chômages plus au moins long mettant en danger les personnes endettés à sur 25 ans. Ceci pouvant conduire à une situation dite de négative equity : le prêt est supérieur à la valeur du bien.

    On remarquera que tout a été fait pour ne pas laisser le marché se réguler à la baisse en 2009 : provoquant un rebond, reculant l’échéance mais augmentant le risque. Cela a permis aux initiés de sortir du marché, aux promoteurs d’écouler leur stock. Merci au PTZ+ et aux scélliers.
    Voici toujours d’après les études de J.Friggit la situation sur les volumes :
    http://imageshack.us/photo/my-images/201/f21xp.jpg/
    Une chute des volumes est toujours suivi par une baisse des prix. TOUJOURS.
    Les volumes ainsi que les prix rejoindront le tunnel, correspondant à la stabilité des prix sur une tendance longue.

    Voici enfin un vue théorique graphique d’un marché en bulle :
    http://blog.crottaz-finance.ch/?p=329
    Nous entrons dans la phase de peur, pour ceux qui ne sont pas encore dans le déni.
    Nous allons donc assister dans les 10 ans venir à l’éffondrement du marché immobilier Francais. Une étude de The Economist parue la semaine dernière nous explique que la France est http://www.lemonde.fr/argent/article/20 ... 57007.html

    Ce n’est pas une nouvelle pour tout le monde, une association met en garde, depuis 2005, les particuliers face à ce phénomène http://www.bulle-immobiliere.org
    Banques, agents immobiliers, notaires, départements, villes, promoteurs, BTP, vivent très largement de cette manne (et ont très bien vécu gâce à l’explosion des prix) et la relance de l’activité ne se fera que par un ajustement des prix. Cependant le retour à la réalité de 2012/2013 est brutal, d’ou cette appel permanent à l’aide (à la subvention) de tous les professionnels de l’immobilier. Baisse de 30 % des transactions, baisse des prix continue sur la province, situation de krach fort probable dans les grandes agglomérations et le petites en sur-bulle.
    Les banques demandent aujourd’hui en plus de CDI, 20 % à 30 % d’apport (correspondant à la valeur de la correction qu’elles anticipent sur le marché). Cela malgré les taux au plus bas historique. Il suffit que les taux remontes pour que ce soit totalement plié. La courbe du chômage devient parabolique n’incitant pas à l’endettement des ménages.

    Le retournement médiatique est tout simplement hallucinant, tout autant que la participation permanente et complice de intérêts qu’ils ont servi (et servent encore) lors des années passées. Petit florilège sur le mois de Janvier 2013 :
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/p ... 53_493.php
    http://www.capital.fr/immobilier/actual ... ole-807398
    http://www.lavieimmo.com/prix-immobilie ... 16902.html
    http://www.latribune.fr/vos-finances/im ... erree.html
    http://www.atlantico.fr/decryptage/immo ... l ?page=0,0
    http://www.challenges.fr/economie/20130 ... -prix.html
    etc...etc...

    Jamais je n’ai jamais vu une nuée d’étourneaux se retourner aussi vite...la messe est dite, nous n’avons même plus l’habituel : "c’est le moment d’acheter"

    Personnellement je ne vois pas ça comme une crise mais comme un soulagement. Si le coût du logement baissait drastiquement, cela dégagerait une marge de manoeuvre pour les plus faibles afin d’arbitrer leur consommation, permettant peut être la relocalisation de certaines petites activités commerciales, dont les coûts des loyers, grèvent la marge. En effent une baisse du loyer de 30 % à 50 % n’est pas un danger mais un espoir pour certain : les plus faibles.
    Si les logement vacants de Belfort baissaient drastiquement leurs prix, ils trouveraient peut être preneur. Mais cela, entâcherait la rentabilité locative de bien (achetés peut être trop cher), mais peut être moins que la vacance.Le scellier à également sa part de responsabilité dans cette situation. Cela a créé une augmentation de l’offre en inadéquation de la demande du parc locatif -> provoquant la vacance dans l’ancien.

    Préparez-vous aussi à une jolie hausse des taxes (foncière et d’habitation), car il faudra bien trouver le manque à gagner sur les droits de mutations. Cela va accentuer l’effet ciseau. Le faux effet richesse créé par cette bulle va générer un sentiment inverse de pauvreté si le retournement (salutaire) se confirme. Le ménages vont épargnés encore plus, contractant d’autant plus l’économie. Bienvenu dans le monde d’après.

    Quand tout va, le bâtiment va, et non l’inverse.

    Et je finirais par Voltaire ;)

    Lettre du 1er avril 1766 à M. Damilaville :

    "Je crois que nous ne nous entendons pas sur l’article du peuple, que vous croyez digne d’être instruit. J’entends, par peuple, la populace qui n’a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s’instruire ; ils mourraient de faim avant de devenir philosophes. Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir, comme moi, une terre, et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n’est pas le manœuvre qu’il faut instruire, c’est le bon bourgeois, c’est l’habitant des villes : cette entreprise est assez forte et assez grande. (...) Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu."

  • Julien D
    Le 16 avril 2013 à 09:13

  • Julien D
    Le 16 avril 2013 à 09:13

    Si jamais les taux remontes je vous explique pas la boucherie

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