POINT DE VUE • Ouvrir « Oser le débat »

POINT DE VUE • Ouvrir « Oser le débat »

Jeudi soir, à l’invitation d’Oser le débat, une quinzaine de personnes ont accepté de débattre de l’initiative portée par notre association. Il ne s’agit pas ici de faire le compte rendu exact des interventions de chacun mais de donner les points essentiels de leurs réflexions. Dans un premier temps d’échange et à la demande de Christian Proust, chacun est intervenu sur la perception qu’il avait de la démarche engagée, sur son envie d’y participer et sur les conditions d’engagement auprès de l’association.

Première intervention, celle de Robert qui nous donne son sentiment sur l’initiative qu’il trouve intéressante et nécessaire parce qu’elle émerge alors qu’une « chape de plomb » écrase la ville et qu’il n’y a plus de lieu pour le débat politique à Belfort. Alors que, selon lui, la ville était dans une dynamique de projets depuis 1977, il lui apparaît qu’à partir de 2008 « la ville est en panne ». La démarche « Oser le débat » est le « coup de talon » qui doit être à l’origine d’une nouvelle dynamique pour Belfort. Ce sentiment d’une absence de dynamique municipale est également soutenu par Eugène qui a découvert la ville en 1998 grâce au FIMU et avait été séduit par son dynamisme culturel. Habitant Belfort depuis, la ville lui semble désormais moins dynamique. Philippe constate également un « ralentissement des échanges » citoyens et trouve la démarche « enthousiasmante ». Mais il s’interroge sur la courte durée avant les prochaines élections municipales pour changer la donne. Il propose d’inscrire la démarche dans la longue durée, dans une démarche programmatique mais autonome par rapport aux échéances électorales. Charline apprécie l’ouverture des débats à la population et l’approche pratique des questionnements. Il lui semble que le ton et la forme permet à chacun de s’exprimer et d’aborder simplement et sérieusement des problématiques quotidiennes. Pour André, après un engagement associatif de longue date, son engagement « politique » est très récent et il est en « apprentissage » d’une démarche. Kadir souscrit à l’initiative et il souhaite qu’elle perdure dans le temps, en permanence (« Il faut que ça dure tout le temps ») au-delà des élections. Sandrine remarque la « quantité de matière » qui est produite dans ces débats et est séduite par la démarche comme une « nouvelle forme de réfléchir la politique ». Enfin, Marie-Laure retrouve avec « Oser le débat » la volonté de « redonner du sens » à l’action et « refaire du débat » avec comme attente que cela « donne envie de faire de la politique », qu’il y ait à nouveau une envie de s’engager politiquement.

D’autres réflexions ont alimenté cet échange dont notamment la volonté d’offrir des débats construits, pensés et organisés qui « évitent toutes polémiques, toutes attaques personnelles » et soient accessibles à tous (ce qui explique la diffusion des débats en intégralité sur le site), c’est-à-dire également à tous les partis. Si « Oser le débat » a pour but de provoquer la réflexion politique, c’est aux partis de saisir les attentes des citoyens. « Oser le débat, c’est un contenu très composite où les questions sont aussi importantes que les réponses » conclut Christian Proust et rappelle que seule l’ouverture à la réflexion citoyenne la plus large possible peut renouveler une pratique politique enfermée dans des logiques d’Etats-majors.

Claude DE BARROS,
Association Oser le débat

Laisser un commentaire

Attention, votre message n'apparaîtra qu'après avoir été relu et approuvé.

  • Twitter
  • Facebook
  • Flickr
  • RSS

Recevez la newsletter

Oser le débat en images

Dernière vidéo

 
Voir toutes les vidéos

Nous contacter

Par mail : contact@oserledebat.fr

Par téléphone : 06.41.83.53.22